
On se souvient de l'image de ce vieil homme, Théodore Monod, arpentant encore à quatre-vingt-seize ans le désert lybique, à dos de chameau, parcourant inlassablement ces étendues recouvertes de sable, en quête de minerais, de fleurs et de plantes sauvages… C'était l'image d'un humaniste, toujours émerveillé, en communion avec la terre, empli sereinement de respect pour le monde qui nous entoure, humble devant l'éternel, certes et plus encore devant Dame nature. Cet album somptueux pourrait être une illustration des voyages et de la passion de Théodore Monod. L'homme n'y paraît pas, sinon en filigrane. Et pourtant, toute sa philosophie se décline ici à travers de superbes images en couleurs, sur de pleines pages : le massif du Hoggar dont les lambeaux noirs rocheux ont pris la forme d'une forteresse, l'oued Tagera dans le sud algérien avec ses bourgeonnements de grès, l'erg du Ténéré au maillage de sable complexe, le parc du Namib encadré par la riviè
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