
MAURICE:Comme je vous embrasserai !
BLANCHE: Mon pauvre ami, ce qui nous arrive me désole, et je jure que je ne m’y attendais pas. Je ne voyais en vous qu’un garçon bien élevé, bon danseur, causeur agréable, mais sceptique. Je me disais :Il n’aimera jamais personne.
Sans penser à mal, je vous demandais de me reconduire et voici que, tout à coup, vous m’aimez, vous souffrez et vous me faites souffrir. Oh ! je m’en veux. J’ai été imprudente. Comment sortir de là ?
MAURICE: Nous sommes à peine entrés. Pourquoi vous débattre ? C’est si simple que vous m’aimiez et que je vous aime.
BLANCHE: D’abord je n’ai pas dit que je vous aimais. Non, je ne l’ai pas dit. J’ai seulement dit que vous me plaisiez autant qu’un autre.
MAURICE:Vous vous reprenez vainement, trop tard. Moi je répète que je vous aime et vous aimerai autant que possible, tout mon saoul, et je vous défierai de rester froide. Comme vous devez être bonne à embrasse
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