
Un téléphone, c'est bien. Un portable, c'est mieux. À condition toutefois de savoir s'en servir. Et d'avoir des gens à qui téléphoner. Malheureusement pour les Bidochon, ils n'ont qu'un seul couple d'amis. Du coup, "user le forfait" devient un véritable casse-tête. Qu'à cela ne tienne, Robert a trouvé une astuce : appeler des gens au hasard du bottin. C'est M. Grapovski qui va être content.Lui, c'est Robert. On le reconnaît facilement : béret, bretelles, bedaine. Elle, c'est Raymonde, sa femme. À eux deux, ils forment un couple déprimant : les Bidochon. Déprimant, mais furieusement drôle. Depuis que Binet, l'un des auteurs du magazine d'humour Fluide glacial, raconte leur quotidien conjugal dans ses bandes dessinées, ils ont goûté à toutes les expériences du français moyen contemporain. Soit, entre autres, les habitations à loyer modéré, l'accession à la propriété, les voyages organisés ou la sacro-sainte télé. Cette fois, les voilà qui se mettent au téléphone portable. Et, comme d'habitude, c'est hilarant sur toute la ligne. Il faut avoir vu Robert expliquer à Raymonde, vaguement réticente à la modernité, que la seule chose qui compte, avec un portable, ce n'est pas de téléphoner : c'est d'user le forfait... Caricaturaux, les Bidochon ? Bien sûr, bien sûr. Mais tout de même, en réfléchissant bien, le lecteur finit par se demander s'il n'a pas, certains jours, quelque chose en lui des Bidochon... --Gilbert JacquesUn téléphone, c'est bien. Un portable, c'est mieux. À condition toutefois de savoir s'en servir. Et d'avoir des gens à qui téléphoner. Malheureusement pour les Bidochon, ils n'ont qu'un seul couple d'amis. Du coup, "user le forfait" devient un véritable casse-tête. Qu'à cela ne tienne, Robert a trouvé une astuce : appeler des gens au hasard du bottin. C'est M. Grapovski qui va être content.
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